3-6 ans
Ding dang, la neige chante
Au village du Père Noël, une petite clochette cherche la chanson qui fera danser les flocons.
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Dans le village du Père Noël, la neige tombait doucement. Floc. Floc. Floc. Les toits blancs brillaient sous les étoiles. Dans l’atelier, les jeunes lutins couraient d’une table à l’autre. Ils emballaient des poupées, des trains, des livres et des boîtes pleines de surprises. Aucun lutin ne portait de barbe. Ils étaient tous petits, vifs et joyeux, avec des bonnets pointus de toutes les couleurs.
Le Père Noël les regardait en souriant. Il était grand, rondouillard et bienveillant. Ses lunettes rondes glissaient sur son nez. Sa longue barbe blanche chatouillait le col de son manteau rouge.
Près de la grande horloge, le calendrier de l’Avent affichait une dernière petite fenêtre. Le Père Noël l’ouvrit avec soin. À l’intérieur dormait Miette, une minuscule clochette attachée à un ruban bleu.
« Ding dang ! » chanta Miette.
Mais son tintement était tout faible.
« Que se passe-t-il ? » demanda Lino, un lutin au bonnet vert. « Je ne retrouve plus la chanson de Noël, répondit Miette. Sans elle, la neige ne dansera pas ! »
Tous les lutins levèrent le nez. Dehors, les flocons tombaient sans bouger en cadence.
Le Père Noël ajusta ses lunettes.
« Alors, nous allons la chercher. »
Ding dang, floc floc, Noël chante !
Le Père Noël sortit de l’atelier. Les lutins le suivirent en sautillant. Miette se balançait au bout de son ruban bleu.
Ils traversèrent la cour jusqu’à l’écurie. Les rennes attendaient près du traîneau. Neige, le renne blanc, tapait doucement du sabot. Pompon, le plus jeune, soufflait de petits nuages dans l’air froid.
« As-tu entendu la chanson, Neige ? » demanda Miette. « J’ai entendu le vent, répondit le renne. Mais pas la chanson. »
Le Père Noël leva une main. Tout le monde se tut.
On entendit le bois qui craquait, le vent qui glissait entre les sapins et les flocons qui tombaient sur le toit.
Floc. Floc. Floc.
Un lutin posa son bonnet sur la neige. Un autre tapa dans ses mains. Puis tous les lutins firent deux pas à gauche et deux pas à droite.
« Écoute bien, Miette », murmura le Père Noël.
Il chanta une note douce. Les lutins ajoutèrent une petite voix. Les rennes firent sonner leurs grelots.
Ding dang !
Miette se mit à vibrer. Une étincelle bleue passa dans son ruban.
« Je l’entends presque ! » s’écria-t-elle. « La chanson est cachée dans les pas ! »
Alors les lutins dansèrent dans la neige. Floc floc, leurs bottes marquaient un joli rythme. Les bonnets tournoyaient au-dessus de leurs têtes.
Ding dang, floc floc, Noël chante !
La chanson grandissait, mais elle s’envolait encore par petits morceaux. Une note filait vers les sapins. Une autre se cachait derrière la lune.
« Il nous faut un grand écho », dit le Père Noël.
Tout le monde monta dans le traîneau. Les lutins s’assirent sur les sacs de cadeaux. Miette s’accrocha à une petite boucle dorée. Les rennes prirent leur élan.
Hop ! Le traîneau glissa dans le ciel.
Ils passèrent au-dessus des maisons endormies, des cheminées fumantes et des champs tout blancs. Chaque fois qu’un flocon touchait le traîneau, il faisait une minuscule voix.
« La, la, la ! »
« Tu as entendu ? » demanda Lino. « Oui ! répondit Miette. Les flocons chantent ! »
Le Père Noël entonna alors le refrain. Sa voix était chaude et ronde. Les lutins reprirent les mots. Les rennes agitèrent leurs grelots. Miette sonna de toutes ses forces.
Ding dang, floc floc, Noël chante !
Aussitôt, les flocons se mirent à tomber en cadence. Certains tournoyaient comme des danseurs. D’autres faisaient des pirouettes autour du traîneau. La lune semblait battre la mesure avec son croissant doré.
« Encore ! » cria Pompon. « Doucement, Pompon, rit Neige. Nous devons garder de l’énergie pour les cadeaux. »
Le Père Noël cligna de l’œil derrière ses lunettes.
« Alors, chantons en volant. »
Et le traîneau continua sa route, plein de paquets, de lumière et de musique.
Bientôt, le traîneau revint au village. Le ciel pâlissait derrière les montagnes. Les lutins déposèrent les derniers cadeaux dans les grands sacs. Les rennes secouèrent leurs grelots. Miette, elle, brillait comme une petite étoile.
« J’ai retrouvé la chanson ! » dit-elle.
Le Père Noël posa doucement un doigt sur son ruban bleu.
« Non, Miette. Tu l’as retrouvée avec tout le monde. »
Alors les lutins formèrent une ronde autour du traîneau. Le Père Noël se plaça au milieu. Ses lunettes reflétaient les lumières de l’atelier. Sa barbe blanche dansait dans le vent.
Il chanta le premier. Les lutins répondirent. Les rennes frappèrent le sol. Miette sonna. Et la neige, tout autour d’eux, se mit à chanter en cadence.
Ding dang, floc floc, Noël chante !
Les flocons dansaient sur les toits. Ils dansaient sur les sapins. Ils dansaient même sur les bonnets des lutins, qui tournèrent si vite que leurs pompons dessinèrent des cercles dans l’air.
« Maintenant, en route ! » dit le Père Noël. « En route ! » répondirent les lutins.
Le traîneau s’éleva. Un dernier tintement resta suspendu au-dessus du village.
Ding dang.
Puis les cloches, les pas, les grelots et les flocons continuèrent leur musique jusqu’au matin.
Et dans chaque maison où un cadeau attendait, on pouvait presque entendre la neige murmurer :
Ding dang, floc floc, Noël chante !
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