3-6 ans
Hop, hop, les lutins du matin
Avant que le soleil se lève, une joyeuse ronde de lutins prépare la magie de Noël.
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La nuit était douce et blanche. La neige brillait sous la lune, comme si le ciel avait renversé un sac de petites étoiles.
Dans l’atelier du Père Noël, une clochette tinta.
« Ding, ding ! Il est temps de commencer ! »
Le Père Noël entra en souriant. Ses lunettes rondes glissèrent un peu sur son nez. Sa grande barbe blanche chatouillait le col de son manteau rouge. Autour de lui, les jeunes lutins s’étirèrent. Aucun ne portait de barbe. Tous étaient bien plus petits que lui, avec des bonnets colorés et des chaussures qui faisaient pouf dans la neige.
« On ouvre la dernière case du calendrier de l’Avent ? » demanda Lili.
« Oui, répondit le Père Noël. C’est le grand jour ! Aujourd’hui, la petite case cache notre première mission. »
Toc ! Le lutin Milo ouvrit la case du jour. Un minuscule grelot doré en sortit et roula sur la table. Derrière lui, un petit message annonçait : « Préparons les cadeaux ! »
Pompon, le petit lapin blanc, dressa ses longues oreilles. Puis il frappa doucement la mesure sur le tapis avec ses pattes avant.
Tic, tac, poum !
Les lutins sautèrent une fois, tournèrent deux fois, puis se rangèrent en file.
« En route pour les cadeaux ! » dit le Père Noël.
Hop, hop, les lutins, les cadeaux vont bon train !
La première mission était simple à dire, mais pas si facile à faire : trouver les cadeaux, les reconnaître et les emballer avant le lever du soleil.
Dans la grande salle, des boîtes attendaient sur des étagères. Il y en avait des grandes, des rondes, des plates et des toutes petites.
Lili lisait les étiquettes.
« Celle-ci est pour Inès. Celle-là est pour Noé. Et cette boîte bleue est pour quelqu’un qui aime les histoires de dragons. »
Milo allait d’une étagère à l’autre. Il portait deux petites boîtes dans ses bras, puis trois, puis… un ruban lui chatouilla le nez.
Atchoum !
Les boîtes montèrent dans les airs. Pompon bondit et les poussa du bout du museau. Elles retombèrent dans un panier, sans faire de bruit.
« Bien joué, Pompon », dit Milo.
Le Père Noël rit doucement.
« Maintenant, le papier rouge pour les grands paquets. Le papier vert pour les petits. Et les rubans brillants pour tout le monde ! »
Les lutins sautèrent autour de la table. Un tour de ficelle par-ci, un nœud par-là. Le papier crissa. Les grelots tintèrent. Pompon frappa la mesure : poum, poum, poum !
Même le Père Noël dansa. Sa barbe suivait le mouvement, et ses lunettes remontaient à chaque pas.
Hop, hop, les lutins, les cadeaux vont bon train !
Quand le dernier nœud fut serré, une cloche sonna dehors.
« Les rennes sont prêts ! » appela un lutin depuis la cour.
Tout le monde sortit. La neige tombait en petits flocons. Le traîneau attendait près du grand sapin, avec ses patins brillants et ses couvertures douillettes.
Le Père Noël vérifia la liste.
« Les cadeaux pour la montagne ? Dans le grand sac. Ceux pour le village ? Dans le sac bleu. Et les surprises pour les bébés ? Tout devant, pour qu’elles ne soient pas écrasées. »
Les lutins portèrent les paquets en dansant. Un petit lutin glissa sur une plaque de glace et atterrit assis dans la neige.
« Rien de cassé ? » demanda le Père Noël en l’aidant à se relever.
« Même pas mon bonnet ! » répondit le lutin en riant.
Ils reprirent leur ronde sur la neige moelleuse, loin de la plaque de glace.
Pompon frappa la mesure avec ses pattes. Les rennes secouèrent leurs grelots. Ding, ding, ding !
Le ciel pâlissait déjà derrière les sapins.
« Tout est prêt », murmura le Père Noël. « Grâce à la magie de Noël, nous arriverons partout à l’heure cette nuit. »
Les lutins formèrent une ronde autour du traîneau. Ils sautèrent, tournèrent et tapèrent du pied. Le Père Noël leva sa lanterne électrique, et sa lumière dansa sur la neige.
Hop, hop, les lutins, les cadeaux vont bon train !
Les sacs furent enfin fermés. Le dernier ruban brillait comme un rayon de lune.
Le Père Noël monta dans le traîneau. Les lutins grimpèrent derrière lui, bien emmitouflés. Pompon s’installa dans une petite boîte de foin, entre deux couvertures.
« Prêts ? » demanda le Père Noël.
« Prêts ! » répondirent les lutins.
Les rennes avancèrent. Un pas. Deux pas. Puis leurs sabots quittèrent la neige.
Le traîneau s’éleva au-dessus des sapins. Les grelots chantèrent dans l’air froid. En bas, l’atelier devint tout petit, comme une maison de jouet.
Les lutins regardèrent le ciel rose du matin. Ils avaient les joues rouges et les yeux brillants. Pompon remua le nez, heureux de sentir le vent dans ses moustaches.
Le Père Noël ajusta ses lunettes.
« En route vers la nuit de Noël ! » dit-il.
Alors les rennes filèrent entre les nuages. Derrière eux, une traînée de flocons scintillait. Devant eux, la magie dessinait déjà un chemin d’étoiles.
Dans l’atelier silencieux, le calendrier de l’Avent resta ouvert sur sa dernière petite case. Sur la table, le Père Noël avait laissé un mot pour leur retour : « Merci pour la ronde ! »
Mais personne ne le lut encore. La grande tournée commençait.
Et, très haut dans le ciel, on entendit une dernière fois les grelots et les voix joyeuses :
Hop, hop, les lutins, les cadeaux vont bon train !
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