6-9 ans
La tournée des six fenêtres
Ce soir, derrière six fenêtres enneigées, le Père Noël doit compter juste pour préparer les surprises des lutins.
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Le ciel était bleu nuit. La neige brillait sur les toits, et le calendrier de l’Avent de l’atelier venait d’ouvrir sa dernière petite porte.
Le Père Noël ajusta ses lunettes rondes. Sa grande barbe blanche chatouilla son manteau rouge. Autour de lui, les lutins, jeunes et sans barbe, couraient dans tous les sens. Ils étaient bien plus petits que lui.
« La tournée des six fenêtres commence ! » annonça le Père Noël.
Il monta dans le traîneau avec les lutins et Pistache, le petit lapin aux oreilles tremblantes. Les rennes secouèrent leurs grelots.
À la première fenêtre, un lutin en bonnet vert attendait avec une boîte vide. Sur la vitre, un carton indiquait : « Pour Lino : 1 grelot. »
Le Père Noël trouva un grelot doré sous un coussin de neige.
« Combien en avons-nous ? » demanda-t-il.
« 1, un seul grelot ! » répondirent les enfants et les lutins.
Lino le rangea dans sa boîte. Puis une deuxième étiquette apparut : « Pour Mila : 2 grelots. »
Pistache plongea son nez dans la neige et en ressortit un grelot. Le Père Noël en ramassa un autre près du traîneau.
« Comptons : 1… 2 ! »
Les deux grelots tintèrent ensemble. Mila sourit et ferma soigneusement sa boîte.
La première fenêtre était vérifiée. Le traîneau repartit dans un petit nuage de poudre blanche.
La deuxième fenêtre brillait comme une étoile. Derrière la vitre, des papiers argentés tournoyaient dans l’air.
Une petite lutine posa une carte sur le rebord. « Pour Sacha : 3 étoiles. »
Le Père Noël ouvrit un tiroir secret. Une étoile en papier tomba dans sa main. Une autre glissa sous son gant. La troisième resta accrochée à ses lunettes rondes.
« Combien d’étoiles ? »
« 1, 2, 3 ! » compta Sacha, en les alignant sur la carte.
À la troisième fenêtre, une bonne odeur de cannelle fit frémir les moustaches de Pistache. Sur la table, une étiquette disait : « Pour Tom : 4 biscuits. »
Le premier biscuit avait la forme d’un renne. Le deuxième ressemblait à un sapin. Le troisième portait un petit glaçage blanc. Le quatrième était rond comme la lune.
Le Père Noël les posa dans un sachet.
« Nous vérifions ensemble : 1, 2, 3, 4. »
Tom regarda le sachet, puis la carte. Tout était exact. Il glissa le paquet dans la grande hotte, entre deux rubans.
Dehors, les flocons dansaient de plus en plus vite. Les lutins remontèrent leurs bonnets. Pistache, lui, s’installa dans une botte vide, juste le temps de se réchauffer.
« En route pour la quatrième fenêtre », dit le Père Noël.
La quatrième fenêtre donnait sur une chambre pleine de boîtes. Une étiquette rouge annonçait : « Pour les lutins du traîneau : 5 cadeaux. »
Le Père Noël souleva le premier paquet, bleu comme le ciel. Le deuxième était jaune, avec une ficelle verte. Le troisième portait des grelots dessinés. Le quatrième avait des flocons sur le papier. Le cinquième était minuscule et léger.
« 1, 2, 3, 4, 5 », comptèrent les lutins, en touchant chaque paquet du bout du doigt.
À la cinquième fenêtre, la neige semblait entrer sans mouiller le sol. Six flocons brillants tournaient dans un bocal de verre.
« Pour Noé : 6 flocons », lut une lutine.
Un flocon se posa sur sa manche. Les cinq autres descendirent doucement dans le bocal.
« 1, 2, 3, 4, 5, 6 », murmura le Père Noël.
Mais une petite carte était cachée derrière le rideau : « Pour Zoé : 7 flocons. »
Le septième flocon était resté sur le rebord extérieur. Pistache le poussa du bout de sa patte. Il glissa dans le bocal sans se casser.
« 7 ! » s’écria Zoé, en refermant le couvercle.
Le Père Noël vérifia les deux cartes, puis rangea les bocaux dans une boîte doublée de laine. La cinquième fenêtre était prête.
La sixième fenêtre était la plus petite. Une première pile de chaussettes colorées attendait sur une chaise.
La carte disait : « Pour Iris : 8 chaussettes. »
Les lutins les alignèrent : une rouge, une bleue, une verte, une dorée, une violette, une blanche, une orange et une rayée.
« Comptons jusqu’à 8 : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 », dit Iris.
Une deuxième carte tomba près de la chaise. « Pour Malo : 9 chaussettes. »
Dans la deuxième pile, il n’en comptait que huit. Le Père Noël trouva la neuvième derrière son grand sac. Elle était rose, avec de petits sapins.
« Maintenant, 9 : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9. »
Enfin, une dernière carte brillait sous la chaise : « Pour tous les lutins du départ : 10 chaussettes. »
Dans la troisième pile, les lutins en comptèrent neuf. Ils ajoutèrent une chaussette à rayures rouges et blanches, puis comptèrent lentement : « 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 ! »
Chaque carte avait son bon nombre. Chaque boîte était fermée. Le Père Noël rangea les grelots, les étoiles, les biscuits, les cadeaux, les flocons et les chaussettes dans la hotte.
Les rennes tapèrent du sabot. Le calendrier de l’Avent était vide, et le ciel attendait.
« Tout est prêt. On décolle ! »
Le traîneau s’envola au-dessus des six fenêtres. Dans la neige, Pistache agita une oreille. Les lutins gardèrent leurs cartes bien serrées, tandis que les grelots chantaient dans la nuit.
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