3-6 ans

Le banquet des petits sablés

À la veille de Noël, les lutins préparent un goûter parfumé pour le Père Noël, avec l’aide de Biscotte la chouette blanche.

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La neige tombait doucement sur l’atelier du Père Noël. Derrière les fenêtres, les sapins portaient des bonnets blancs et le traîneau brillait sous les flocons.

À l’intérieur, les jeunes lutins s’affairaient joyeusement. Ils étaient petits, joyeux et sans barbe. Sur la grande table, ils avaient posé des assiettes rouges, des rubans et un calendrier de l’Avent grand comme une porte.

Le Père Noël entra dans la cuisine. Il portait ses lunettes rondes et son grand manteau rouge. Sa barbe blanche descendait jusqu’à sa ceinture.

« Le goûter est-il prêt ? demanda-t-il avec un sourire.

— Pas encore, répondit le lutin Noisette. Nous allons préparer un banquet de petits sablés ! »

Biscotte, la chouette blanche, se posa sur le dossier d’une chaise.

« Comptez bien, dit-elle. Un bon banquet commence toujours par un bon comptage. »

Noisette ouvrit le premier tiroir du buffet. Il y trouva un sablé en forme d’étoile. Il le déposa sur la première assiette.

« Un ! » dit Biscotte.

Le Père Noël regarda par la fenêtre. Les rennes attendaient près du traîneau, dans la neige.

« Un sablé pour moi, c’est parfait, dit-il. Mais il faudra aussi penser aux rennes. »

Le lutin Cannelle ouvrit alors le deuxième tiroir. Il en sortit deux petits sablés ronds, couverts de sucre.

« Un, deux ! » comptèrent les lutins avec Biscotte.

Sur la table, il y avait maintenant une assiette avec un sablé et une assiette avec deux sablés. Le parfum du beurre et de la vanille commençait à danser dans la pièce.

Noisette ouvrit une petite boîte décorée d’un renne. Trois sablés apparurent, bien rangés. Il y en avait un en forme de lune, un en forme de sapin et un en forme de moufle.

« Un, deux, trois ! » compta Biscotte en penchant la tête.

« Celui en forme de moufle me plaît beaucoup, dit Cannelle.

— Tu peux le regarder, répondit Noisette, mais pas le croquer. »

Dans le couloir, une clochette tinta. Un lutin revint avec quatre sablés posés sur un plateau bleu. Ils représentaient quatre petits cadeaux, avec de minuscules nœuds en sucre.

« Un, deux, trois, quatre ! » chantèrent les lutins.

Biscotte battit des ailes, mais elle resta bien sage. Elle savait que les sablés étaient destinés au grand goûter.

Le Père Noël compta les assiettes. Il plissa les yeux derrière ses lunettes rondes.

« Avec ces quatre-là, il y en a déjà beaucoup pour moi. Mais combien reste-t-il pour les rennes ?

— Assez pour eux aussi, répondit Noisette. Nous avons préparé une grande boîte de biscuits aux carottes. »

« Alors, continuons, dit le Père Noël. La nuit de Noël donne faim à tout le monde. »

Dehors, les rennes secouèrent leurs grelots. La neige glissa du toit dans un grand chuintement doux.

Sur la table, les assiettes formaient une longue file : une, deux, trois, puis quatre. Le banquet commençait à ressembler à une petite fête.

La cinquième assiette attendait au bout de la table. Les lutins y déposèrent cinq sablés en forme de flocon.

« Un, deux, trois, quatre, cinq ! » compta Biscotte.

« Cinq flocons, murmura le lutin Pomme d’Épice. On dirait une vraie chute de neige. »

Puis ils trouvèrent six sablés dans une boîte cachée derrière le calendrier de l’Avent. Ils étaient décorés de petites étoiles dorées.

« Un, deux, trois, quatre, cinq, six ! » dirent les lutins.

Le Père Noël prit sa grande liste. Il vérifia les cadeaux, les rubans et les sacs à déposer dans le traîneau. Ensuite, il regarda la boîte des rennes.

« Tout va bien, dit-il. Les rennes auront leurs biscuits aux carottes, et nous aurons nos sablés. »

Un lutin ajouta sept biscuits en forme de cœur sur une assiette verte.

« Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept ! »

À ce moment-là, le calendrier de l’Avent s’ouvrit tout seul. Derrière la petite fenêtre du jour, il y avait un dessin de traîneau et une recette écrite en lettres rouges.

« Il manque encore trois assiettes, remarqua Biscotte.

— Alors, cherchons bien, dit le Père Noël. La grande table a encore de la place. »

Les lutins partirent dans l’atelier. Ils cherchèrent près des paquets, sous les rouleaux de papier et derrière les clochettes. Le parfum des sablés les suivait partout.

Près du traîneau, Noisette découvrit une boîte sous une couverture rouge. Elle contenait huit sablés en forme de lune.

« Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit ! » compta Biscotte.

Les rennes tendirent le cou. Une clochette tinta au bout de l’un de leurs harnais.

« Patience, mes amis, dit le Père Noël. Vos biscuits sont juste là. »

Dans la réserve, Cannelle trouva ensuite neuf petits sablés en forme de cadeau. Les lutins les transportèrent avec précaution jusqu’à la table.

« Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf ! » comptèrent-ils tous ensemble.

Il ne manquait plus qu’une assiette. Derrière le grand sac de jouets, Pomme d’Épice aperçut une boîte argentée. Il l’ouvrit doucement.

Dix sablés en forme de bonhomme de neige y dormaient sous un linge.

« Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix ! »

Biscotte fit un petit tour dans la lumière des lanternes. Les assiettes étaient maintenant pleines de formes et de couleurs : étoiles, lunes, flocons, cœurs, cadeaux et bonshommes de neige.

Le Père Noël vérifia une dernière fois la grande boîte des rennes, puis posa ses lunettes sur le bout de son nez.

« Il reste assez de biscuits pour vous, dit-il. Et assez de sablés pour moi aussi. »

Les lutins servirent du chocolat chaud. Les rennes mâchèrent leurs biscuits aux carottes dehors, tandis que la neige recouvrait doucement le traîneau.

Quand minuit approcha, le Père Noël enfila ses gants.

« Merci pour ce délicieux banquet. Maintenant, les cadeaux nous attendent. »

Les lutins agitèrent leurs bonnets, Biscotte hulula doucement, et le traîneau s’envola au-dessus des sapins. Sur la grande table, les dix assiettes sentaient encore la vanille et la fête.

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