3-6 ans

Le parcours des lumières farceuses

Dans l’atelier illuminé du Père Noël, de petites lumières malicieuses se cachent parmi les cadeaux et les sapins miniatures.

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La grande horloge de l’atelier sonna six heures. Dehors, la neige dansait autour des cheminées. Dedans, les lutins couraient entre les boîtes, les rubans et les petits sapins.

Le Père Noël, grand et rondouillard, ajusta ses lunettes rondes sur son nez. Sa longue barbe blanche frémissait quand il parlait.

« Les enfants, le traîneau sera prêt avant minuit. Tout est-il emballé ? »

« Presque ! » répondirent Mina, Téo et Zazou en chœur.

Soudain, une minuscule lumière dorée fila sous une pile de paquets.

« Oh ! » s’écria Mina. « Les lumières farceuses sont revenues ! »

Luci, la petite luciole lumineuse, sortit d’un panier de laine.

« Elles adorent changer de cachette, dit-il. Il faut les retrouver avant le départ. »

Nono le petit renard passa le museau par la porte. Une lumière lui chatouilla le bout du nez, puis disparut derrière un rouleau de papier.

« Commençons ici », dit le Père Noël.

Regarde bien l’image. Peux-tu retrouver la petite lumière cachée dans l’atelier ? Cherche aussi 3 boutons dorés, 2 chaussettes rayées et 4 étoiles en papier. Une étoile est peut-être près du plafond, une autre sous un cadeau, et les deux dernières ne sont pas forcément ensemble !

Téo souleva un ruban vert. Rien. Mina regarda derrière une boîte rouge. Rien encore. Puis Zazou aperçut un reflet entre deux rouleaux.

La lumière farceuse clignota trois fois, comme pour dire bonjour, et se glissa vers la salle suivante.

La lumière traversa une petite porte et entra dans la salle du calendrier de l’Avent. Vingt-quatre cases colorées couvraient le mur. Certaines étaient ouvertes, d’autres fermées, et plusieurs étaient décorées de flocons.

« Elle a sûrement choisi une case », murmura Téo.

Le Père Noël prit une loupe, mais ses lunettes rondes glissèrent au bout de son nez.

« Pas besoin de loupe pour avoir de bons yeux », plaisanta Zazou.

Mina ouvrit doucement la case numéro dix-sept. Une pluie de confettis tomba sur sa tête.

« Ce n’est pas la lumière. C’est une farce de calendrier ! »

Nono renifla les cases du bas. Luci vola près des cases du haut. Tout à coup, une faible lueur apparut derrière une petite porte bleue. Elle s’éteignit aussitôt.

« Elle veut jouer à cache-cache », dit le Père Noël. « Alors jouons ! »

À toi de chercher sur l’image. Où se cache la lumière farceuse ? Repère aussi 2 grelots argentés, 3 cannes en sucre et 1 petit bonnet vert. Les grelots peuvent être accrochés au calendrier, les cannes en sucre peuvent se mélanger aux décorations, et le bonnet est minuscule.

Téo compta les cases. Mina suivit une traînée de poussière brillante. Zazou regarda sous une table.

La petite lumière bondit soudain d’une case à l’autre. Elle éclaira le numéro vingt-quatre, puis fila vers la fenêtre. Derrière la vitre, la lune brillait sur les toits enneigés.

« Elle nous montre le chemin », dit Luci.

La fenêtre donnait sur la cour des rennes. Le Père Noël, les lutins, Luci et Nono sortirent dans la neige. Le froid piquait les joues, mais les lanternes faisaient danser des ronds jaunes sur le sol.

Les rennes attendaient près du traîneau. Plume, le plus jeune, secoua ses bois. Une lumière farceuse s’y était accrochée comme une minuscule étoile.

« Je la vois ! » cria Mina.

Mais la lumière sauta sur le traîneau, puis sous une couverture bleue. Elle passa ensuite derrière un seau de carottes.

« Elle connaît beaucoup de cachettes », dit Téo en riant.

Le Père Noël posa une main douce sur l’encolure de Plume.

« Ne bouge pas trop, mon grand. Nous allons la surprendre. »

Nono suivit les petites traces brillantes dans la neige. Luci vola au ras du sol. Zazou trouva une empreinte ronde, puis une deuxième, puis une troisième. Pourtant, la lumière n’était dans aucune empreinte.

Cherche-la sur l’image ! Peux-tu retrouver 2 carottes orange, 3 flocons bleus et 1 clochette rouge ? Observe aussi le traîneau : un détail n’est peut-être pas à sa place.

Mina souleva la couverture. Une lueur s’échappa. Téo regarda sous le banc. Rien. Alors Plume éternua doucement. La lumière, surprise, jaillit de son bois et se posa sur le nez de Nono.

Le petit renard cligna des yeux. Puis la lumière partit vers la remise où les cadeaux attendaient.

Dans la remise, les cadeaux formaient une montagne jusqu’aux poutres. Des étiquettes indiquaient des prénoms, des rubans pendaient aux étagères et de petits sapins décoraient les coins.

La lumière farceuse courut sur la montagne de paquets. Elle passa d’un nœud à l’autre, puis se cacha dans un sac de toile.

« Cette fois, elle ne nous échappera pas », annonça Zazou.

Les lutins se placèrent autour du sac. Le Père Noël fit semblant de regarder ailleurs. Nono s’assit devant la sortie. Luci se posa sur une boîte argentée.

« Un, deux, trois ! » chuchota Mina.

Ils ouvrirent le sac. Il n’y avait qu’une pelote de ficelle et une petite clochette.

« Encore raté ! » soupira Téo.

Alors le Père Noël sourit sous sa longue barbe blanche. Il remarqua une minuscule lueur dans le reflet de ses lunettes.

« Elle est juste là. »

La lumière sortit de son reflet et se posa sur la grande étoile du sapin. Toutes les autres lumières de l’atelier s’allumèrent en même temps. Les cadeaux brillèrent, les rubans étincelèrent, et la neige dehors sembla devenir argentée.

À ton tour, inspecte bien la dernière image. Où se cache la lumière ? Retrouve aussi 4 rubans violets, 2 petites cloches dorées et 3 sapins miniatures. Regarde les quatre scènes : qu’est-ce qui a changé ?

Au loin, les rennes frappèrent doucement le sol. Le traîneau était prêt.

« En route ! » dit le Père Noël.

Les lutins grimpèrent à bord. Luci éclaira le chemin et Nono agita la patte. Dans l’atelier, les lumières farceuses restèrent bien sagement allumées, juste assez longtemps pour faire un dernier clin d’œil.

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