3-6 ans
Qui a déplacé les bottes rouges ?
Dans l’atelier enneigé du Père Noël, les bottes rouges changent de place comme par magie, et Miette la souris laisse derrière elle de drôles de petits indices.
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La neige tombait doucement sur l’atelier du Père Noël. À l’intérieur, les lutins couraient entre les piles de cadeaux. Ils étaient jeunes, petits et sans barbe, avec des bonnets colorés et des joues bien roses. Le Père Noël, plus grand qu’eux, portait ses lunettes rondes et sa longue barbe blanche. Il vérifiait les étiquettes avec beaucoup de soin.
« Où sont mes bottes rouges ? » demanda-t-il soudain.
Il les avait posées près de la grande table. Mais elles n’y étaient plus ! Une trace de petites pattes traversait la farine répandue sur le sol.
« Regardez ! » dit Lila, une lutine. « Les traces vont derrière les caisses ! »
Tout le monde se pencha. Les bottes rouges dépassaient d’une caisse en bois. Seule la pointe brillante était visible.
« Qui les a déplacées ? » demanda Malo.
Près des caisses, cherche bien sur l’image : trois grelots dorés, deux chaussettes rayées et quatre petites étoiles en papier. Puis suis les traces de Miette, la minuscule souris grise. Elles passent entre les cadeaux et disparaissent sous un ruban bleu.
Miette, elle, avait déjà filé.
Sous le ruban bleu, Miette avançait à pas rapides. Elle tirait derrière elle une ficelle qui chatouillait les rouleaux de papier cadeau.
« Miette, attends ! » appela le Père Noël.
La souris s’arrêta près d’un grand panier. Elle posa une patte sur son museau, comme pour garder un secret. Puis elle poussa les bottes avec son dos. Les voilà qui glissèrent sous un tas de rubans multicolores.
« Elles sont là ! » s’écria Malo.
Mais, au moment où il tendit la main, Miette tira la ficelle. Les rubans roulèrent dans tous les sens. Les bottes disparurent encore.
Le Père Noël ajusta ses lunettes.
« Cette souris connaît bien les chemins de l’atelier », dit-il en souriant. « Suivons ses petites traces. »
Les lutins avancèrent doucement. Ils passèrent devant le calendrier de l’Avent. La case du vingt-quatre était grande ouverte. À côté, une minuscule empreinte brillait dans la poussière de sucre.
Sous les rubans, cherche sur l’image : deux bobines vertes, cinq boutons blancs et une petite clochette violette. Où sont les bottes rouges ? On ne voit plus qu’un bout de semelle, juste à côté du panier.
Soudain, un courant d’air fit danser les rubans. Miette détala vers la cheminée.
La cheminée ronronnait doucement derrière une grille de protection. Des chaussettes de Noël séchaient sur un portant placé à bonne distance du foyer. Miette passa derrière un sac de jouets, puis grimpa sur une bûche posée loin du feu.
« Elle va près de la cheminée ! » dit Lila.
Le Père Noël avança lentement. Il ne voulait pas faire tomber les paquets empilés autour de lui. Quand il arriva près de la cheminée, les bottes rouges apparurent enfin, posées à côté du foyer, derrière la grille.
« Cette fois, je les tiens ! » déclara-t-il.
Il les attrapa. Mais Miette lui chatouilla le bout du nez avec sa queue. Le Père Noël éternua doucement.
« Atchoum ! »
Les bottes bondirent dans l’air et atterrirent dans un traîneau miniature rempli de flocons en papier. Les lutins éclatèrent de rire. Même les rennes, dehors, levèrent la tête derrière la fenêtre givrée.
Près de la cheminée, trouve trois pommes de pin, une clé argentée, quatre flocons en papier et une petite cuillère rouge. Regarde aussi les traces de Miette : elles contournent le tapis, montent sur la bûche et descendent dans le petit traîneau.
« Miette, pourquoi joues-tu avec mes bottes ? » demanda le Père Noël.
La souris montra alors la porte grande ouverte.
Dehors, la vraie luge Biscotte attendait dans la neige. Le grand traîneau du Père Noël était prêt, chargé de cadeaux. Les rennes secouaient leurs grelots, impatients de partir.
Miette courut jusqu’à Biscotte. Dans la luge, elle avait installé les bottes rouges côte à côte, bien propres. À côté, elle avait posé une petite carte.
Le Père Noël la lut à voix haute :
« Pour que tes pieds restent bien au chaud pendant la tournée. »
Les lutins se regardèrent. Ils avaient préparé une surprise pour leur ami. Miette avait déplacé les bottes pendant qu’ils ajoutaient des flocons brillants et une doublure douce à l’intérieur. Mais elle n’avait pas prévu que tout le monde la suivrait dans l’atelier !
« Alors, tu étais une petite couturière secrète ? » demanda le Père Noël.
Miette remua ses moustaches. Puis elle enfila une minuscule chaussette rouge.
Le Père Noël chaussa ses bottes. Elles étaient parfaites. Il monta dans le traîneau et fit signe aux lutins.
« À bientôt ! Gardez quelques biscuits pour mon retour. »
Avant le départ, cherche encore dans l’image : six grelots sur le harnais des rennes, deux paquets à pois, trois étoiles argentées et une carotte dans la neige. Et retrouve Miette, cachée dans Biscotte, juste derrière le bonnet d’un lutin.
Les clochettes tintèrent. Le traîneau s’envola au-dessus des sapins. Dans l’atelier, les bottes rouges ne bougèrent plus. Enfin… jusqu’à la prochaine tournée !
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