Les douze paquets du traîneau
Lire le texte de l’histoire
Dans l’atelier du Père Noël, les fenêtres brillaient comme des étoiles. Dehors, la neige tombait doucement sur les sapins. À l’intérieur, un grand calendrier de l’Avent était ouvert à la dernière case.
Le Père Noël ajusta ses lunettes rondes sur son nez. Sa longue barbe blanche frémissait quand il souriait. Autour de lui couraient de jeunes lutins, petits et rapides, avec des bonnets colorés. Aucun n’avait de barbe.
« Le traîneau est prêt ? » demanda le Père Noël.
« Presque ! » répondirent les lutins.
Les enfants invités dans l’atelier se placèrent près de la porte. Ils avaient une mission importante : compter les paquets, du plus petit au plus grand.
Le premier paquet était minuscule. Il tenait dans les deux mains d’un lutin et portait un ruban argenté.
« Un ! » dit Lila.
Un lutin le posa au fond du traîneau.
Le deuxième était un peu plus gros, enveloppé de papier bleu nuit.
« Deux ! » comptèrent les enfants.
Puis arriva le troisième, carré et jaune, avec une clochette sur le nœud.
« Trois ! »
Le Père Noël vérifia la liste dans son grand carnet. Les rennes secouèrent leurs grelots. Pompon le lapin, assis dans un panier de foin, remua son petit nez.
« Ça commence bien », dit-il.
Le quatrième paquet était long et mince. Un lutin le porta comme une baguette de chef d’orchestre.
« Quatre ! » annoncèrent les enfants.
Le cinquième avait des pois rouges et verts. Il glissa presque des bras de Milo, mais le Père Noël le rattrapa juste à temps.
« Cinq ! »
Le sixième paquet était plus large. Il fallut deux lutins pour le soulever et le faire avancer sur la neige.
« Six ! » dirent les enfants, en se penchant pour mieux voir.
Les paquets s’empilaient dans le traîneau. Le rouge venait près du bleu. Le jaune se cachait derrière le paquet à pois. Tout brillait sous la lumière des lanternes.
À ce moment-là, un coup de vent fit claquer une bâche. Le sixième paquet glissa sur le bord du traîneau, tomba dans la neige et se mit à rouler.
« Oh ! Il roule ! » s’écria Lila.
Pompon bondit hors de son panier. Le Père Noël partit derrière lui, ses bottes laissant de grandes traces rondes dans la neige.
Le lapin s’arrêta près d’un petit sapin. Le Père Noël arriva, essoufflé mais souriant. Ensemble, ils regardèrent le traîneau.
Pompon pointa ses oreilles vers les paquets restés à bord.
« Comptons, dit le Père Noël. Il y en a cinq à bord. »
Les enfants reprirent avec lui :
« Un, deux, trois, quatre, cinq ! »
Le paquet roulé n’était pas abîmé. Pompon le poussa du bout du nez, et les lutins le rapportèrent en riant doucement.
Les lutins replacèrent le paquet à pois, puis continuèrent le chargement.
Le septième paquet était vert, avec une étoile dorée.
« Sept ! »
Le huitième ressemblait à une petite maison. Il avait une cheminée dessinée sur le côté.
« Huit ! »
Le neuvième était haut comme le bras d’un enfant. Deux lutins le poussèrent avec leurs épaules.
« Neuf ! »
Enfin, le dixième paquet arriva sur un petit chariot. Il était le plus grand de tous ceux que les enfants avaient comptés. Son papier brillait comme de la glace.
« Dix ! » dirent-ils d’une seule voix.
Le Père Noël consulta encore son carnet. À côté du dixième paquet, deux grands paquets jumeaux attendaient près de la porte. Ils étaient trop volumineux pour passer dans le traîneau en même temps que les autres.
« Ceux-là sont les deux derniers, expliqua-t-il. Nous les chargerons après avoir bien attaché les premiers. »
Un lutin noua une corde rouge autour de la pile. Un autre ajouta une couverture chaude pour protéger les cadeaux. Les enfants regardèrent les paquets, du plus petit au plus grand, rangés comme une montagne colorée.
Pompon inspecta la corde. Il tira dessus avec ses dents, puis secoua la tête.
« Elle tient bien », annonça le Père Noël.
Les rennes frappèrent doucement le sol. Leurs grelots tintèrent dans l’air froid.
Les lutins apportèrent alors les deux paquets jumeaux. Ils étaient grands, mais pas plus lourds qu’un bon tas de couvertures. Tous les lutins poussèrent ensemble. Le Père Noël tira la corde. Pompon donna un petit coup de museau par-derrière.
Les deux paquets montèrent dans le traîneau et trouvèrent leur place contre le dossier.
« Voilà les douze paquets, dit le Père Noël. Les dix que vous avez comptés, puis les deux derniers. »
Les enfants observèrent le traîneau rempli jusqu’au bord. Les rubans dansaient dans le vent. Une clochette tinta au sommet de la pile.
Le Père Noël grimpa sur son siège et remit ses lunettes bien droites.
« Tout le monde est prêt ? »
« Prêt ! » répondirent les lutins.
Pompon sauta dans une petite boîte installée près des couvertures.
Les rennes s’élancèrent. Le traîneau glissa sur la neige, léger comme un nuage. Les enfants levèrent les yeux tandis que les douze paquets disparaissaient entre les flocons et les étoiles.
Dans l’atelier, le calendrier de l’Avent resta ouvert. Sa dernière case brillait encore, comme une petite fenêtre sur la nuit de Noël.
D’autres histoires à lire

Facile · Écran
Cache-cache au départ du traîneau
Juste avant la grande tournée, Zélie doit retrouver les accessoires du traîneau, avec l’aide d’un petit renne qui adore se cacher.

Facile · Écran
Danse, danse, petit flocon
Au village du Père Noël, un petit flocon entraîne les lutins dans une danse qui réveille toute la neige.

Facile · Écran
Dix pas jusqu’à Noël
Pour ouvrir la dernière case du calendrier de l’Avent, Malo suit les traces de Plumet et compte jusqu’à dix dans la neige.