Où s'est cachée l'étoile dorée ?

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Dans l’atelier du Père Noël, tout brillait comme un matin de fête. Les lutins chargeaient les derniers cadeaux. Le traîneau attendait devant la grande porte, prêt à filer dans la nuit. Sur une étagère, près du calendrier de l’Avent, scintillait la grande étoile dorée. Elle devait être accrochée tout en haut du sapin installé dans le traîneau.

« Les rennes sont attelés ! annonça le Père Noël. Il ne manque plus que notre étoile. »

Il ajusta ses lunettes rondes et tendit la main. Mais l’étoile avait disparu !

Les lutins ouvrirent de grands yeux. Un petit rire retentit derrière une boîte. Était-ce Biscotte, la souris malicieuse ?

« Cherche bien, chuchota le Père Noël. Regarde parmi les objets de l’atelier. Peux-tu trouver 3 rubans rouges, 2 petites clochettes et 4 flocons de papier ? »

Les enfants observèrent chaque image. Un ruban dépassait d’un panier, une clochette se cachait près d’un pot de colle, et les flocons semblaient danser sur les murs.

Soudain, un lutin aperçut une minuscule trace dorée sur le sol.

« Elle est passée par ici ! »

La trace suivait le chemin des cadeaux. Derrière une pile de boîtes, Biscotte filait en trottinant. Dans ses petites pattes, elle poussait quelque chose de brillant. Puis elle disparut derrière le rideau de l’atelier.

Les lutins suivirent la trace jusque dans la salle des cadeaux. Là, c’était un vrai labyrinthe ! Des paquets hauts comme des tabourets formaient des collines. Des chaussettes de Noël pendaient à une corde. Deux petites luges attendaient contre le mur, couvertes de neige brillante.

Le Père Noël posa un doigt sur ses lèvres.

« Écoutons. »

On entendit un froufrou. Puis un petit « couic ».

« Biscotte a sûrement changé de cachette, murmura Noisette, une jeune lutine. Elle aime nous faire chercher. »

Le Père Noël sourit sous sa moustache.

« Alors, ouvrons bien les yeux. Peux-tu repérer 3 chaussettes rayées, 2 luges bleues et 4 flocons de neige en papier ? »

Les enfants cherchèrent entre les cadeaux. Une chaussette dépassait d’un panier. Une autre était coincée derrière un paquet vert. La troisième pendait tout près du nez d’un lutin.

Soudain, une lueur dorée brilla sous une grande chaussette rouge. Tout le monde se pencha. Mais ce n’était qu’un bouton doré.

Derrière eux, Biscotte tira doucement sur une ficelle. Une pile de chaussettes glissa, sans tomber, et révéla un petit passage.

« Par là ! » cria Noisette.

Au bout du passage, ils trouvèrent une minuscule empreinte dans la neige. À côté, un fil doré brillait encore.

« Elle est partie vers le hangar des luges, dit le Père Noël. Vite, mais sans courir ! Le départ approche. »

Dans le hangar, les luges étaient rangées de travers. Des grelots tintaient au moindre courant d’air. Le Père Noël inspecta les bancs, les sacs et les couvertures. Les lutins regardèrent sous chaque luge.

« Je crois que Biscotte veut seulement jouer, dit Pomme, un petit lutin aux joues roses. »

« Peut-être, répondit le Père Noël. Mais l’étoile doit retrouver sa place avant que la lune ne monte. »

Il posa son oreille contre un grand sac. Rien. Puis il entendit un doux tintement derrière une botte de foin.

« Cherche avec moi. Peux-tu trouver 2 grelots argentés, 3 carottes pour les rennes et 4 flocons blancs cachés dans le hangar ? »

Les enfants observèrent les luges, les sacs et les coins de l’image. Les carottes étaient bien rangées dans une caisse. Les flocons se cachaient sur une couverture. Les grelots brillaient près d’un harnais.

Tout à coup, Biscotte surgit sur une luge. Elle tenait l’étoile dorée entre ses petites pattes ! Mais avant que Noisette puisse l’attraper, la souris bondit dans un sac de flocons et ressortit de l’autre côté.

L’étoile n’était plus dans ses pattes.

« Elle a encore changé de cachette ! » s’écria Pomme.

Le Père Noël suivit une minuscule traînée brillante. Elle montait jusqu’au traîneau, puis disparaissait sous une couverture rouge.

Au loin, les rennes secouèrent leurs bois. Le départ était tout proche.

Le Père Noël souleva la couverture rouge. Pas d’étoile. Seulement une paire de lunettes de rechange et une petite souris qui faisait semblant de dormir.

« Biscotte, tu n’aurais pas vu quelque chose de brillant ? » demanda-t-il doucement.

La souris ouvrit un œil, puis pointa son nez vers le sapin installé près de la grande porte. À côté du sapin, le calendrier de l’Avent était accroché au mur. Une case était restée ouverte : celle du vingt-quatre décembre.

Les lutins se précipitèrent. Mais Biscotte les devança. Elle grimpa au sapin et poussa l’étoile dans la case ouverte.

« Cette fois, je l’ai vue ! » dit Noisette.

Le Père Noël décrocha l’étoile avec précaution. Il la fixa tout en haut du sapin du traîneau. Aussitôt, une lumière dorée se répandit sur les cadeaux, les luges et les flocons.

Avant de partir, il regarda l’image avec les enfants.

« Peux-tu encore trouver 2 petites clés du calendrier, 3 étoiles argentées et 4 boutons rouges ? »

Les objets étaient cachés entre les branches et les paquets. Biscotte, elle, s’était installée dans la poche du manteau de Noisette. Seule sa queue dépassait.

Les rennes piaffèrent. Les lutins montèrent dans le traîneau. Le Père Noël ajusta ses lunettes rondes et fit un signe de la main.

« En route ! Et merci pour cette grande recherche. »

Le traîneau s’élança dans la neige. Tout en haut, l’étoile dorée brillait comme un petit soleil. Dans la poche de Noisette, Biscotte gloussait en secret. Peut-être avait-elle déjà choisi sa prochaine cachette…

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